Description
Masque bambara : les Bambara et leurs sociétés d’initiation
Ce masque africain est issu des traditions bambara (bamana), peuple mandingue établi au centre et au sud du Mali, où il constitue le premier groupe ethnique du pays avec environ quatre millions de locuteurs natifs. Leur langue, le bamanankan, sert de langue véhiculaire à environ 80 % de la population malienne.
La vie religieuse bamana s’organise autour de six sociétés d’initiation masculines successives, les Dyow : le N’tomo, le Komo, le Nama, le Kono, le Tyiwara et le Korè. Le N’tomo ouvre ce parcours avant la circoncision et se reconnaît à sa crête en peigne, symbole de la maîtrise de la parole. Le Korè le referme : dernière étape initiatique, elle fait de l’homme un adulte accompli à travers une mort et une renaissance rituelles vécues dans la brousse.
La crête stylisée de ce masque africain ancien évoque directement ce vocabulaire commun aux deux sociétés.
Le saviez-vous ?
Le nom « Bamana » porterait en lui une histoire de résistance : ethnologues et anthropologues (Maurice Delafosse, Jean-Loup Amselle,.) y voient une origine liée au refus de la domination extérieure, notamment religieuse, lors des conquêtes du XIXe siècle, « Bambara » n’étant que la forme francisée de ce nom d’origine. Une identité, encore aujourd’hui, forgée dans le refus de se soumettre.














