Description
Masque Djimini et masque Kpelié Sénoufo : une parenté stylistique
Les lignes de ce masque africain en bois rappellent naturellement les masques Kpelié Sénoufo ; et ce n’est pas un hasard. Les Djimini appartiennent à l’ensemble culturel sénoufo du nord-est de la Côte d’Ivoire, dans la région de Dabakala. Cette proximité géographique et culturelle se lit directement dans la sculpture : ovale du visage, yeux en amande mi-clos, bouche entrouverte, appendices latéraux caractéristiques, autant de traits formels partagés entre ces deux traditions de masques africains en bois.
C’est précisément cette parenté qui fait l’intérêt de cette pièce pour un collectionneur d’art africain : elle illustre la manière dont les traditions sculptées circulent, se transmettent et se réinterprètent d’un peuple à l’autre, tout en conservant leur identité propre.
Le peuple Djimini
A seulement 1% de la population ivoirienne, le peuple Djimini est l’un des plus anciens de la Côte d’Ivoire et sont établis à l’Est du pays. Ils vivent principalement dans le nord-est de la Côte d’Ivoire, dans la région de Dabakala. Ils parlent le djimini, une langue du groupe sénoufo et partagent avec eux plusieurs institutions culturelles dont le Do, société initiatique dont les cérémonies s’accompagnent de danses et de sorties de masques.
Le saviez-vous ?
Chez les Djimini comme chez les Sénoufo, le calao stylisé qui surmonte le masque n’est pas un ornement. Oiseau messager entre les hommes et les esprits dans de nombreuses traditions d’Afrique de l’Ouest, sa présence signale une pièce investie d’un rôle précis dans la communication avec le monde invisible. Retrouver cet oiseau sur un masque africain Djimini, c’est reconnaître un langage symbolique commun à tout l’ensemble culturel sénoufo et la marque d’un sculpteur qui connaissait parfaitement les codes de sa tradition
Ce masque passeport Djimini a une belle patine d’usage.








